de Tavaux à Ornans

le tribunal révolutionnaire

par Alter Ego, à Ornans, le samedi 27 septembre 2008

avec deux comédiens de Moissey, Vincent Perrin et Jacques Roux

images et paroles de Isabelle Perrin

toutes les pages d'Isabelle Perrin

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voir aussi: Tribunal révolutionnaire, Ornans, 27 sept 2008

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avec les doloiseries de Nodier, le tribunal révolutionnaire

 

Reconstitution historique du Tribunal Révolutionnaire par la troupe Alter Ego; écrit et mis en scène par Patrice Ducordeaux.

Le 27 septembre 2008 à Ornans, salle de Réunion du Conseil Municipal (ancienne salle du bailliage d'Ornans), puis sur la Place d'Armes.


Procès du Tribunal Révolutionnaire de Besançon, installé ce 27 septembre 1793 à Ornans

 

Contexte historique : (extrait du spectacle)

 

Depuis 1792, la France est en guerre contre les monarchies européennes solidaires de la famille royale. On assiste d'abord à des défaites jusqu'au premier succès à Valmy qui déclenche l'enthousiasme général. La 1ere République est proclamée et la Convention Nationale remplace l'Assemblée Législative.

La Franche-Comté avant la création des départements en 1790, comportait 3 bailliages, dirigés par un bailli ; le bailliage d'Aval, d'Amont et du Milieu. C'est dans la salle du bailliage d'Ornans que se tient le procès. Ce bâtiment comporte également des cellules pour prisonniers.

 

Depuis le début de cette année 1793, et la décapitation du roi Louis XVI, les tensions se multiplient à Paris d'abord, puis en province. Des mouvements contre révolutionnaires se créent. Pour y faire face, la Convention institue le tribunal criminel extraordinaire le 10 mars 1793. Mission : procéder à la reconnaissance de « tous les ennemis et les attentats de la République ». Le tribunal reçoit rapidement des pouvoirs accrus lui permettant sur simple dénonciation, de faire arrêter, poursuivre et juger tout prévenu des dits crimes.

La Terreur, instituée le 4 septembre 93, rend ce tribunal encore plus puissant et souverain dans ses jugements sans appel et manichéens : on est innocent et on vit, on est coupable et on meurt.

En juillet 93, l'assassinat de Marat par Charlotte Corday renforce les sentiments anti- royalistes. Un autre danger vient des mouvements fédéralistes (contre l'hégémonie de Paris, souvent menés par des Girondins et monarchistes). Le 12 août, Robespierre déclare à la Convention « Que le glaive de la loi, planant avec une rapidité terrible sur la tête des conspirateurs, frappe de terreur leur complices ! Que ces grands exemples anéantissent les séditions par la terreur qu'ils inspireront à tous les ennemis de la patrie »

C'est donc dans ce contexte très tendu, où les esprits sont fraîchement convertis à la cause révolutionnaire, que les procès se déroulent. Les accusés sont conspués, raillés, maltraités par la foule qui suit les réquisitoires et assiste aux décapitations comme on va au spectacle.


C'est dans une ambiance survoltée que les trois prévenus Jacques Grillet, Marie-Françoise Etevenon et Michel Georges Duboz se sont présentés devant le tribunal présidé par le juge Antoine Melchior Nodier; son fils Charles était, comme à l'accoutumée, tenu d'être présent.

 

Grillet était accusé de tenir des réunions rassemblant des ennemis de la Révolution, M. F. Etevenon, de tentative d'assassinat sur un délégué de la ville de Besançon à la Convention, et Duboz d'avoir proféré des propos contraires aux bonnes moeurs.

 

La sentence, immédiatement applicable, ayant été prononcée rapidement, la foule vociférante a accompagné les trois condamnés à mort jusqu'à l'échafaud installé sur la Place d'Armes où ils ont eu la tête tranchée...

 

Une reconstitution pleine d'énergie et assez crédible pour faire froid dans le dos; et surtout pour réaliser à quel point une foule en délire et bien manipulée peut commettre et se repaître des pires atrocités.

 

Sous la Terreur, Grillet et Duboz ont été d'authentiques victimes de ce sinistre tribunal.

 

Une représentation de "Les Doloiseries de Nodier" a ensuite été donnée en soirée au Centre d'Animation et de Loisirs.

isabelle perrin

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

Le juge Antoine Melchior Nodier (Jacques Roux) entouré des jurés Joseph Cugnot (Pierre Maillier) et Jacques Calamand (Gilbert Maître).

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

La foule, encore de bonne humeur; au centre, Charles Nodier enfant (Vincent Perrin), fils du juge.

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

Derrière l'assistant du juge François Duvernois (Bernard Mayot), les 3 accusés: Jacques Grillet, vigneron d'Ornans (Sylvain Berthet), Marie-Françoise Etevenon, gouvernante femme de chambre à Quingey (Christiane Mansuy) et Michel Georges Duboz, commerçant à Ornans (Julien Triquet).

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

Le sinistre cortège sort de l'Hôtel de Ville...

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

... pour rejoindre la Place d'Armes...

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

... où la guillotine est en place.

Tribunal Révolutionnaire ET Doloiseries de Nodier, le 27 septembre 2008 à Ornans

Le juge rappelle les faits et prononce la sentence.

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