village de moissey

souvenirs de Berthe Guillaume (1908).

soeur de Marcel Guillaume, doyen en 1996

-épouse de Emile Belleney en avril 1934-

en 1935

Emile Belleney et Berthe Guillaume, en 1935, parc de la Maison Besson (AB 266), occupée par la famille Téliet.

 

Berthe Guillaume est née à Moissey le 11 juin 1908,

dans la maison de ses parents (AB 163 et 164, en face de chez Ernest et Juliette Daudy),

- de son père Léon Guillaume (né en 1879 et décédé en 1919) et

- de sa mère Marie Odille (née en 1880 et décédée en 1954). La sage-femme s'appelait Julie Lasnier (mère d'Albert) domiciliée au château de Moissey avec son époux... Albert.

Peu après la naissance de Marcel, en 1904, la famille Guillaume s'installe dans la maison de culture à la sortie, à droite du village, route de Pesmes.

La petite Berthe a fréquenté la classe enfantine, en bas de l'immeuble "ancienne école" (AB 436), avec Mme Marthe Grebot née Milloux, puis ensuite en haut la classe des grandes avec Mlle Thérèse Lissac, dans le même immeuble. Elle perd -en 1919- son père, des fièvres qu'il a attrapées au front de Salonique pendant la guerre de 1914-1918.

A 11 ans, après son certificat, elle retourne assurer le quotidien avec sa maman.

Elle a fait sa communion, vers 1920, avec le curé Faustin Tournier (1917-1925).

Au mariage d'un cousin à Marpain, elle rencontre Emile Belleney (1905-Ý1961), qui est son cavalier ce jour et qui deviendra son mari le 26/7 avril 1934, à Moissey, devant le maire Ernest Odille et le curé Léonide Richard (1925-1938). Léonide Richard venait de Rouffange.

Comme j'étais orpheline, c'est Ernest Odile, mon oncle et parrain qui m'a conduite à l'autel, il me disait «je suis père et maire».

La noce a eu lieu, chez nous, on avait pris une cuisinière de Dammartin.

Berthe maintenant Belleney a donné le jour à 4 enfants, mais elle en a perdu deux avant qu'ils atteignent leur première année.

Sont nés, chez sa mère à Moissey, son fils Camille en 1936 et sa fille Jacqueline en 1946, qui s'établira plus tard à Rochefort.


La guerre de 1914.

Je me rappelle bien de la déclaration de guerre, c'était juste le 2 Août 1914, le jour des grandes vacances.

On partait lier des avoines. Mon père était versé dans l'armée auxiliaire. Albert Lasnier-père , qui habitait au Château lui a dit  : « t'en fais pas, dans 15 jours, ce sera fini »

Mon père, il avait peur de la guerre. D'ailleurs, en 1919, il en est mort. La guerre, elle nous a gâché la vie.

Le 11 novembre 1918, on gardait les vaches, puis on a entendu les cloches sonner dans tous les pays. Ils ont sonné toute la nuit. Les sonneurs se relayaient pour sonner, d'autres leur portaient régulièrement à boire pour qu'ils tiennent le coup.

 

Le Tacot.

J'ai pris le Tacot, quelques fois, surtout pour le plaisir ou les déplacements de peu d'importance. Pour le reste, la famille Guillaume était équipée pour faire face aux transports plus volumineux et plus lourds.

 

Le jour de la fête de Moissey,

ce jour-là, on en profitait pour aller se balader dans les villages d'à côté. Autrement des loisirs, on n'en avait pas beaucoup. Ma mère ne me laissait pas sortir comme ça, et puis, moi, je n'aimais pas danser.

 

La saboterie Béjean.

J'ai bien connu Firmin Béjean, scieur et sabotier. La saboterie était à l'endroit de la scierie, le premier bâtiment en entrant. Il y avait aussi Noël Cointot qui faisait des sabots, dans la grand rue, et il y avait aussi le père d'Ernest Daudy qui en faisait, on lui portait du bois pour qu'il nous en fasse.

 

Les commerces.

On allait chez le boucher qui s'appelait Philibon et qui a eu plus tard comme successeur M. Tomczyk, le père d'Yvonne Giboudeaux. Il y avait une boulangerie, chez Desbordes qui sera reprise par Paul Jacquinot (le père de Colette et le mari de la laitière) et qui a été rasée depuis. L'autre boulangerie, c'était chez Bordiaux (AB 186), dans les (petits) escaliers de l'église.

 

Le lavoir des Gorges.

Au début, c'était un simple ruisseau, mais plus tard, avant mon mariage en tout cas, [c'est-à dire-avant 1934], il a été aménagé en vrai lavoir avec un vrai toit.

Les femmes ne savaient pas laver ailleurs. Depuis chez nous, on y allait quand même. Oui, ça faisait loin, mais c'était de la bonne eau.

 

Les autres personnes.

J'ai effectivement connu, la Thérèse Durot, sa soeur la Titine, la Marcelle Miroudot, la Clémentine Grebot, et bien d'autres. Je n'ai jamais réellement quitté Moissey, car jusqu'à la mort de ma mère, nous venions la voir tous les dimanches, en 1951 ou 1952.

à rochefort, chez sa fille Jacqueline, le mardi 16 juillet 1996.

en 1935

En 1935, Emile Belleney, Berthe Guillaume et Jean-Marcel Téliet.

en 1935

Mariage Odille-Turchetto et Odille-Rossetto, 27 avril 1935, devant le café de Moissey.

en 1935

Le mariage des filles d'Ernest Odille, le 27 avril 1935, devant l'adjoint Maurice Besson et le curé Léonide Richard. Maurice Besson est sur cette image, tout en haut, à gauche.

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